Les sons et l’oreille

Le son est une variation de pression d’air. Quand il parvient à votre tympan, il le fait vibrer. Cette vibration est transmise par la « chaîne des osselets ». Elle se transforme ensuite en flux électrique dans l’oreille interne qui effectue un premier tri des sons au travers des cellules auditives, avant de les soumettre au cerveau. Le cerveau identifie le son en recherchant dans sa mémoire.

Tout comme la vue, l’ouïe tend à diminuer progressivement avec le temps. C’est l’usure naturelle du système auditif. Avec les yeux, vous vous rendez compte très vite qu’il vous faut plus de lumière pour lire. Mais attention, avec l’ouïe, le constat est plus difficile à faire, et pourtant, il ne faudrait pas franchir le cap de la phase 2.

PHASE 1 : « Dans le calme tout va bien, mais je suis gêné dans le bruit »

Les sons commencent à être un peu brouillés, cela débute par les aigus, comme les voix d’enfants et les consonnes “s”, “ch”, “v”, “f”. Le cerveau habitué à trier les informations que lui communique l’oreille va reconstituer ce que vous n’avez pas entendu. Il compense et de ce fait, vous ne prêtez pas forcément attention à votre gêne. Il est urgent de consulter.

PHASE 2 : « J’entends, mais je ne comprends pas »

De plus en plus de sons sont masqués par le bruit, votre cerveau a de plus en plus de mal à reconstituer les phrases, il lutte et c’est fatiguant. Vous commencez à faire répéter. Une aide auditive s’impose.

PHASE 3 : « Je fais systématiquement répéter, je monte le son de la télévision »

Vous avez l’impression que les gens marmonnent. En famille, vous vous sentez agressé par les bruits forts, les cris d’enfants,… Votre cerveau n’arrive plus à reconstituer les phrases, il commence à décrocher. Il est presque trop tard pour revenir à des niveaux d’audition optimum.

L’ouïe diminue progressivement avec le temps.

C’est l’usure naturelle du système auditif.