Testez votre audition avec une audiométrie tonale

A ce jour, aucun test d’audition via internet n’est fiable.

C’est pourquoi chez GrandAudition, nous avons pris le parti de ne pas en mettre en ligne de test d’audition. Pour tester votre audition nous vous conseillons de réaliser un bilan auditif  chez votre médecin ORL ou bien nous vous proposons de tester gratuitement votre performance auditive dans l’un de nos centres GrandAudition.

GrandAudition se tient bien entendu à votre disposition pour vous accueillir et vous orienter vers un médecin ORL, spécialiste de l’exploration fonctionnelle de l’audition.

Le bilan auditif peut se diviser en deux parties :

1. L’audiométrie tonale

L’audiométrie tonale constitue le test d’audition le plus courant lors d’un dépistage et est pratiqué systématiquement.
Les fréquences étudiées varient de 125Hz (graves) à 8000Hz (aiguës).
L’audiogramme tonal ci-contre (courbe orange) met en évidence une audition normale dans les fréquences graves et moyennes [125 à 2000]Hz car la courbe est proche du zéro de référence. En revanche, on constate une baisse significative dans les fréquences aiguës, au-delà de 4000Hz ; ce qui traduit une perte auditive importante (surdité sévère) sur ces fréquences.

2. L’audiométrie vocale

L’audiométrie vocale permet d’évaluer la compréhension de la parole. Lors de la passation, le sujet doit répéter correctement les mots simples et courants. Cela permet de préciser l’importance mais aussi la nature de la déficience auditive.

Sur le graphe ci-contre, la courbe grise représente l’audiogramme d’un test auditif vocal d’un sujet à audition correcte.
La courbe orange présente l’audiogramme du bilan auditif d’un sujet souffrant d’une baisse auditive. On peut constater qu’il ne commence à répéter correctement qu’à partir de 65 dB (on tient compte de l’intensité à laquelle il obtient 50% d’intelligibilité). De plus, précisons que la courbe n’atteint pas les 100% d’intelligibilité, même lorsqu’on augmente l’intensité, ce qui traduit d’importantes difficultés de compréhension.

Dans ce cas précis, l’adaptation d’aides auditives sera d’un grand secours pour le quotidien mais il sera malheureusement impossible à l’audioprothésiste de restituer 100% d’intelligibilité.

Les tests de dépistages (dont les plus courants viennent d’être décrits) permettent de caractériser le type de surdité et également son importance ou degré.

Selon le bureau international d’audiophonologie, le degré de surdité correspond à la moyenne des seuils en dB, obtenus en audiométrie tonale, pour les fréquences 500, 1000, 2000, 4000 Hz . Par exemple, le degré de surdité du patient dont le seuil est celui représenté dans la partie audiométrie tonale est : (0+5+10+70)/4=21,25dB ; soit une surdité légère.

  • Surdité légère : La parole est perçue à voix normale, mais la gêne apparaît à voix basse ou lorsque le locuteur s’éloigne. La plupart des bruits familiers sont perçus.
  • Surdité moyenne : La parole est perçue si on élève la voix. La personne malentendante comprend mieux en regardant le locuteur. Quelques bruits familiers sont encore perçus.
  • Surdité sévère : La parole est perçue à voix forte près de l’oreille. Seuls les bruits forts sont perçus.
  • Surdité profonde : Aucune perception de la parole. Seuls les bruits très puissants sont perçus.
  • Surdité totale (cophose) : La perte moyenne est de 120 dB. Aucun son n’est perçu.

Notons qu’une surdité ne se mesure jamais en % mais en dB de pertes !
Dire : « J’ai une surdité de 50% » ne signifie pas grand chose ; il convient mieux de dire : « j’ai 50dB de perte auditive ».

Pour en savoir plus sur le test gracieux de votre la performance auditive ou pour prendre rendez vous, nos équipes sont à votre disposition dans le centre GrandAudition le plus proche de chez vous.

Souvent on entend mal ce qu’on croit bien entendre.

Jean-Baptiste Poquelin